À Sarcelles, la nature des alluvions anciennes et des marnes supragypseuses nous oblige à vérifier systématiquement la compacité avant de dimensionner une fondation. On voit trop souvent des projets lancés sur la base d’une simple carte géologique, sans valeur de N mesurée sur site. L’essai SPT en forage apporte cette donnée chiffrée, couche par couche, avec un pénétromètre standardisé. Nos équipes interviennent avec une foreuse montée sur chenilles qui passe les accès étroits du Grand Ensemble ou les terrains en pente vers le Petit Rosne. On cale l’essai tous les 1,50 m dans les horizons sableux et on note le refus dès qu’on atteint le calcaire de Saint-Ouen. Pour les couches intermédiaires, un essai au pénétromètre statique complète parfois le profil quand la transition limon-sable est trop fine pour le SPT seul.
Un refus avant 50 coups dans les sables de Sarcelles signale souvent un horizon cimenté qu’il ne faut pas confondre avec le substratum calcaire.
Portée du travail à Sarcelles

Défis techniques typiques à Sarcelles
L’erreur qu’on voit se répéter sur les chantiers de Sarcelles, c’est d’arrêter le forage dès qu’on croise un refus vers 5 ou 6 mètres et de conclure au bon sol sans carottage. Dans la plaine alluviale du Rosne, ce refus correspond parfois à un simple niveau de galets ou à une dalle marno-calcaire discontinue, pas au toit du calcaire grossier. Le SPT traverse ces passants, mais il faut du temps et un vrai carottier. Si on dimensionne des semelles sur un faux rocher, la structure travaille en poinçonnement et on voit apparaître des fissures en élévation dans les deux premières années. Un essai mené jusqu’au refus franc, avec enregistrement du nombre de coups et récupération de l’échantillon, coûte bien moins cher qu’une reprise en sous-œuvre sur un immeuble R+4 du quartier des Lochères.
Nos services
Notre laboratoire intervient à Sarcelles avec une foreuse mécanique et un pénétromètre SPT calibré chaque année. On propose trois prestations complémentaires selon la phase de votre projet.
Forage SPT avec rapport N60
Essai au carottier battu tous les 1,50 m, enregistrement du N brut, correction énergétique N60, profil lithologique en continu et relevé piézométrique de fin de forage.
Couplage SPT et essai de perméabilité
On intercale un essai Lefranc dans le même forage pour mesurer la perméabilité des sables de Sarcelles, utile pour les projets avec drainage ou rabattement de nappe.
Carottage complémentaire en fin de forage
Quand le SPT atteint le refus, on poursuit au carottier rotatif pour prélever le toit rocheux et confirmer la nature du substratum calcaire.
Questions fréquemment posées
Combien coûte un essai SPT sur un chantier à Sarcelles ?
Un forage avec essais SPT répartis sur la profondeur se situe généralement entre 510 et 600 euros HT. Le prix dépend de la profondeur totale, du nombre d'essais et de la nécessité éventuelle de tubage si la nappe est haute.
À quelle profondeur placez-vous les essais SPT dans un forage ?
On réalise un essai SPT tous les 1,50 mètres de profondeur et à chaque changement de couche identifié par le foreur. Dans les sables de Sarcelles, on peut resserrer à 1 mètre si la transition vers le substratum est attendue rapidement.
Quelle norme suivez-vous pour l'essai SPT et comment corrigez-vous le N brut ?
Nous appliquons la norme NF EN ISO 22476-3. Le N brut est corrigé en N60 en tenant compte du rendement énergétique du mât. On applique la correction de Skempton (1986) pour ramener la valeur à une énergie de référence de 60 %, ce qui permet de comparer les résultats avec les corrélations de la littérature.